« De fil en livres…

filrouge… l’art se faufile ». C’est le nom d’une initiative lancée par l’inspection académique de Maine-et-Loire et qui aura lieu à la rentrée prochaine.

Chaque classe participante recevra 60 mètres de fil rouge.

Le but : jouer plastiquement avec cette ligne et réaliser des livres objets à travers un partenariat avec les bibliothèques proches.

Le projet et ses implications sont précisés par l’inspection académique.

Il convient d’insister sur le fait que ce projet n’est nullement imposé. Les classes sont libres de s’impliquer et de faire appel aux bibliothèques. Un véritable partenariat doit s’installer.

Edwina

Petite note envoyée par Céline et qui peut être utile :

« Bonjour,

Une référence d’ouvrage sur laquelle je suis tombée par hasard et qui colle au thème du projet arts visuels :

  Sans début ni fin Sans début ni fin
  Herbauts Anne
  Esperluète
  2008
  14 euros
  2930223933
  /Sélection Ricochet/
  /Thème : exclusion/
  C’est une pelote de laine qui se déroule. Un fil rouge autour duquel
  Anne Herbauts a placé des figurines, des personnages, des objets et
  d’autres assemblages ciselés par un court texte poétique. L’auteur
  illustratrice belge a choisi la parabole et le format du livre
  accordéon qui se déplie sans fin pour parler de toutes ces personnes
  qu’on appelle les « sans ». Des « sans soif » aux « sans dimanches
  », des « sans regards » aux « sans âges », « sans soucis», Anne
  Herbauts évoque le quotidien de toutes ces personnes marquées par la
  précarité, une privation ou un manque. Elle déroule surtout une
  réflexion sur l’être et l’avoir et sur nos façons de considérer
  toutes ces personnes que l’on classe parmi les sans et qui ont droit
  à la dignité et au respect. Avec justesse et pudeur, et toujours ce
  sens de la forme renouvelée, Anne Herbauts offre un ouvrage
  salutaire et pour tous.

Céline Gautreau »

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6 commentaires pour « De fil en livres…

  1. Pascale Humeau dit :

    De fil en aiguille, j’ai un chat dans la gorge !
    Si nous, bibliothécaires intercommunaux, on travaillait de cette façon, sans concertation préalable avec les équipes sur le terrain, ce serait la chienlit. On ne peut pas se permettre d’ignorer la réalité – il faut murir les choses, laisser mijoter, puis y revenir, tester, agrémenter, voire pimenter quand c’est l’heure, c’est toute une alchimie -, d’autant que les interlocuteurs sont très nombreux (bénévoles, salariés, élus communaux, interco… et j’en passe). Plus je lis ce courrier, plus j’ai l’impression que les bibliothèques – à fortiori les bibliothécaires – sont transparents, voire passe-muraille.
    On célèbre les premiers pas de l’homme sur la lune mais à l’ère de la sacro-sainte Communication, il y a peut-être eu une panne incontrôlée du satellite !

  2. Céline dit :

    Je trouve le projet intéressant mais malheureusement il n’y a eu aucune concertation, discussion préalable avec les « Partenaires » inclus d’office dans le projet sans en connaître l’existence. Il y a deux semaines la correspondante de l’EN sur Baugé m’appelle pour me rencontrer absolument dans les jours suivants afin de discuter du projet sur lequel je devais apparemment tout savoir !Et maintenant à nous de nous débrouiller avec les écoles et de répondre docilement à leurs demandes!Vive la communication!
    Céline

  3. Johann dit :

    Salut,

    N’ayant même pas pris connaissance du projet initial (puisque je ne serai plus là pour le mener), je ne viens d’en prendre connaissance qu’à l’instant. Ils sont culotés à l’inspection d’académie. Pour monter des projets avec les partenaires, les conditions de bases sont d’abord de les identifier et d’entreprendre les démarches en amont pour mieux les connaître. Ce projet semble reposer sur une analyse sommaire de la situation de la lecture publique dans le département et ignore les actions construites sur le terrain, sporadiquement certes, mais avec une intention ferme de renouvèlement d’année en année. Le manque de dialogue va porter atteinte au projet : on nous propose un « happening » en mai 2010. Est-ce en lien avec la manifestation du « Mai du livre d’art » , action du ministère de la culture qui ne sera pas renouvelée en 2010 ? Est-ce à rattacher à la future action nationale qui relaiera « Lire en fête », prévue elle aussi en mai prochain mais selon des modalités et un thème national pas encore annoncés ?
    Par ailleurs, en tant que partenaires « potentiels » du projet (la notion de potentiel devient bien relative dans l’exposé du calendrier proposé puisque nous devenons le débouché de l’action comme lieu et non pas comme service ), les intérêts pour la bibliothèque semble se résumer à mettre en valeur le livre en tant qu’objet en gommant tout aspect avec la lecture et le plaisir de livre qui alors semble être l’apanage exclusif des sieurs de L’E.N. Ce point est d’autant plus frustrant que nos actions récentes destinées aux écoles (principalement lors du voyage lecture) avait pour objectif de nourrir la « gourmandise de lecture » de notre jeune public. Dans ce projet, nous ne sommes que médiateur d’un objet (limité par ailleurs au secteur de l’art) et non pas d’un contenu potentiellement riche.
    Quand je relis le paragraphe C de la présentation du projet, j’y trouve un aplomb assez phénoménal : les objectifs énoncés relèvent plus de l’Education nationale que de nos missions usuelles. Je peux être amené au cours de mes intervention à mettre en valeur un rapport texte-image de façon ponctuelle mais cela sert avant tout la médiation autour du contenu plus qu’une acquisition de connaissance. Les moyens de l’Education nationale se réduisent : dans ces moments-là, nous paraissons un recours pertinents mais pas à n’importe quelles conditions apparemment ! Entre les lignes, on devine que les visites à la bibliothèques seront principalement un moment propice à la sensibilisation à l’art au minimum. Qu’en est-il du partage de la lecture ? de la découverte de nos collections ? de la découverte de la structure collective de proximité ?
    Je ne suis pas contre ce projet : l’intention est louable d’avoir un travail fédérateur avec toutes les bibliothèques du département. Mais je déplore ici le manque de concertation en aval par rapport au potentiel des petites structures. Dans les zones rurales, ce projet précipité est parti pour se faire aux conditions et dans l’intérêt de l’Inspection Académique aux dépends de nos actions courantes. Je ne jette pas la pierre à nos partenaires proches des équipes pédagogiques : ils reçoivent des consignes.

    C’est ici mon avis de professionnel de la lecture publique.

    Johann

  4. Pascale Humeau dit :

    Je trouve regretable d’avoir été informée de ce projet tardivement sans discussion préalable avec les « partenaires » et de découvrir que pour les « bibliothèques du réseau de la Bibliothèque Départementale de Prêt (communes de moins de 10000 habitants), le thème de travail pour 2010 est le livre d’art. »
    Les bibliothèques, prestataires et/ou partenaires ? Question de vocabulaire !?…

  5. andrezeau dit :

    Tout à fait d’accord, d’autant plus que les enseignants considèrent que nous sommes prêts à les recevoir et à proposer des animations. Malheureusement notre calendrier est déjà bien rempli. On leur dit quoi dans ces cas-là?
    Murielle

  6. Cailleau ELisabeth dit :

    Les enseignants et les élèves vont apparemment en retirer un tas de bonnes choses, il leur suffit de s’inscrire. Et les bibliothécaires ? ils auront préparé une présentation de la bibliothèque, des animations… pour en retirer quoi ?
    Depuis quand l’inspection académique nous dicte-t-elle ce que nous avons à faire ?

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